samedi 19 septembre 2026

DUO CONCARNEAU : jusqu’au bout, vraiment

Il aura fallu près de deux jours de mer pour les départager. Et pourtant, au bout des 310 milles avalés entre Concarneau, le parc éolien de l’île d’Yeu et les Pierres Vertes, les écarts se comptaient encore en poignées de minutes. Onze exactement entre les deux premiers Proto, six seulement en Série. Ce samedi, la sixième édition de la Duo Concarneau a livré son verdict au terme d’un scénario qui n’aura pratiquement jamais laissé souffler les 46 duos engagés. Il y a d’abord eu les grandes glissades vers la Vendée, avec des pointes à près de 18 nœuds pour les plus rapides. Puis le près, les trajectoires à ciseler et, surtout, cette dorsale bien plus tenace qu’annoncé, qui a englué la flotte pendant de longues heures et rebattu une partie des cartes. Enfin, le vent est revenu, les vitesses avec lui. La bagarre, elle, n’avait jamais cessé : elle avait simplement changé de tempo avant de se poursuivre jusqu’aux derniers milles. À 13 h 19, après 46 heures et 53 minutes de course, Robinson Pozzoli et Eléanore Delbecq Charrier (1026 – Uoum) ont été les premiers à retrouver Concarneau et se sont imposés en Proto. Deux heures plus tard, à 15 h 13, Louise Comont et Joseph Cloarec (994 – Mini Fifty Fifty) ont fait de même en Série. Deux victoires arrachées au terme de deux jours où il aura fallu savoir accélérer, patienter, choisir… et surtout ne jamais considérer que le jeu était fait. 
(NOTE : LES CLASSEMENTS COMMUNIQUÉS ICI SONT AVANT JURY). 

 

Uoum, onze minutes pour faire la différence
Robinson Pozzoli connaît décidément bien le chemin vers la victoire à Concarneau. Déjà vainqueur de l’épreuve en 2022 aux côtés d’Arno Biston, puis deuxième en 2024 avec Bruno Lemunier, il remet cette année le couvert avec Eléanore Delbecq Charrier. Le duo avait déjà montré de belles dispositions en avril en prenant la deuxième place de la Plastimo Lorient Mini. Cette fois, il est allé chercher la première au terme d’un mano a mano longtemps indécis avec Koki Sawada et Hajime Kokumai (1048 – DMG MORI Sailing Academy 2). Les Japonais ont longtemps tenu les commandes. Mais Robinson Pozzoli connaissait les qualités de son adversaire autant que celles de son propre plan Finot Conq mis à l’eau en 2021, dont le potentiel devait davantage s’exprimer une fois la pression revenue. Plutôt que de forcer le destin au cœur de la dorsale, Uoum a attendu son heure. « On savait que Koki serait l’un des favoris. Il a énormément progressé cette année et je savais donc de quoi il était capable. De notre côté, on a essayé de rester calmes, de ne pas faire de fausse note, dans les manœuvres comme dans la traversée de la zone de vents faibles. On a tenté deux ou trois choses, on s’est bien creusé la tête, mais lorsque le vent est revenu et que les angles se sont ouverts, on savait qu’elles correspondaient bien aux qualités de Uoum. » La recette a payé. Après les heures passées à batailler dans les petits airs, le retour de la pression a permis à Pozzoli et Delbecq Charrier de reprendre l’avantage, sans jamais pouvoir relâcher la surveillance. « Être devant à la fin, c’était assez incroyable. On pouvait encore tout perdre : ça va vite, il y a des cailloux partout, il suffit d’accrocher un casier… Il fallait rester attentifs et concentrés jusqu’au bout. » Onze minutes seulement séparent finalement les deux bateaux. Un écart rikiki après presque deux jours de mer, mais suffisant pour offrir au duo la victoire et à Pozzoli un deuxième succès sur l’épreuve. « C’est toujours gratifiant de passer la ligne en tête. Et ce qui me fait aussi plaisir, c’est de voir que ce bateau, qui continue de me faire rêver, reste aussi performant avec le temps. » Derrière, la frustration de Koki Sawada est forcément teintée de satisfaction. Auteur d’une saison très solide, le Japonais a une nouvelle fois confirmé sa progression et s’est offert, pour la première fois, une course en double avec un compatriote, Hajime Kokumai. « Ces deux jours ont été très intenses, mais surtout très plaisants. Nous avions quasiment toujours nos concurrents en vue et, comme nos bateaux sont assez différents, nos stratégies ne pouvaient pas toujours être les mêmes. J’ai énormément appris en les observant, mais aussi sur mon propre bateau. Après avoir mené une bonne partie de la course, perdre la première place pour seulement quelques minutes est forcément un peu frustrant, mais ils ont été meilleurs dans les conditions qui leur convenaient davantage et nous avons fait le maximum. » Au-delà du classement, Sawada retient aussi une première qui comptait beaucoup pour lui : « Pouvoir naviguer avec un co-skipper japonais, échanger entièrement dans notre langue et vivre cette course ensemble au sein de la même équipe a été quelque chose de très spécial. C’est l’un des moments que j’ai le plus appréciés cette saison. » Lionel Zürcher et Thaïs Le Cam (1068 – Penelope Pussycat) complètent le podium malgré une pénalité pour départ anticipé. Pour Le Cam, troisième pour la troisième fois sur cette épreuve, l’enjeu dépassait cette fois le classement. Elle avait aussi choisi cette Duo Concarneau comme terrain de transmission auprès de son co-skipper. « Il y avait une super ambiance à bord et j’ai vu une vraie progression de Lionel pendant la course. C’était aussi l’objectif, donc ça, c’est vraiment chouette. Stratégiquement, je pense que nous avons été très propres et notre trajectoire est belle. Il y a forcément eu quelques erreurs de manœuvre parce qu’il connaît moins le bateau que moi, mais c’est précisément comme ça qu’on apprend. » Même l’explosion du spi max samedi matin n’aura pas empêché le duo de conserver sa place sur la boîte.

 


 

Une baie de Concarneau sous tension
En Série, le scénario a été plus serré encore. À 15 h 13, Louise Comont et Joseph Cloarec ont coupé la ligne en tête sur Mini Fifty Fifty. Six petites minutes plus tard, Naho Takahara et Paul Cousin (998 – Seven x Seven) en terminaient à leur tour. Après 310 milles et presque deux jours de navigation, tout s’est donc joué à presque rien. Les futurs vainqueurs ont pourtant dû aller rechercher une première place un temps occupée par Seven x Seven. Le tournant s’est produit dans les petits airs, lorsque la dorsale a immobilisé une bonne partie de la flotte bien plus longtemps que les routages ne le laissaient envisager. Louise Comont ne cherche d’ailleurs pas à réécrire l’histoire. « Il y a eu une part de réussite, il ne faut pas se mentir. Dans la pétole, c’était très incertain : il fallait réussir à attraper les petites risées. Nous étions davantage à l’ouest et, comme le vent est revenu par là, nous l’avons touché les premiers. C’est à ce moment-là que nous sommes repassés devant. » Passer devant était une chose. Y rester en était une autre. Takahara et Cousin ne leur ont plus laissé le moindre répit. « Ils nous sont restés collés aux fesses jusqu’au bout et ils nous ont vraiment fait peur. Dans la baie, on a enchaîné les empannages pour les contrôler et ne pas les laisser passer. On sentait qu’ils voulaient absolument trouver l’ouverture. C’était la guerre ! », raconte Louise Comont. Une bagarre qui donne encore davantage de saveur à une victoire décrochée après une saison où elle avait moins navigué sur le support. « Je me suis rendu compte que j’avais perdu quelques petits réflexes, certains détails de réglage notamment. Ça revient vite, évidemment, mais Joseph, lui, a navigué toute la saison et ça se sent. On fonctionne très bien ensemble. » Elle savoure aussi une image qui lui tient à cœur : les deux premières places sont revenues à deux équipages mixtes. « C’est chouette de montrer qu’on peut gagner en mixte sans que ce soit imposé. » À bord de Seven x Seven, Naho Takahara ne cachait pas davantage son plaisir malgré le mince écart qui la sépare, avec le Normand, le vainqueur en titre de la Mini Transat 6.50, de la victoire. « C’était une super course, très complète. Le début était vraiment grisant, à pleine vitesse, puis il a fallu traverser la dorsale le deuxième jour et faire preuve de beaucoup de patience. Nous avons rencontré quasiment toutes les conditions. La dernière nuit a été particulièrement intense et, jusqu’au bout, nous avons tout donné pour essayer de gagner. » Le duo avait préparé son affaire avec soin. « Nous avions une stratégie claire avant le départ et les prévisions se sont globalement vérifiées. Il nous a simplement manqué un peu de vitesse dans certaines conditions. Je suis vraiment très heureuse de notre course. J’adore me confronter à des marins aussi solides et continuer à apprendre à travers de nouvelles expériences. »

 

Deux jours à changer de registre
Car derrière les deux victoires, c’est peut-être là que se trouve le meilleur résumé de cette sixième édition. La Duo Concarneau n’aura jamais demandé longtemps la même chose à ses concurrents. Jeudi après-midi, une fois La Voleuse débordée, il fallait lâcher les chevaux vers le parc éolien de l’île d’Yeu, avec un vent d’ouest à nord-ouest bien établi et des Mini lancés à grande vitesse. Après avoir contourné la zone interdite à la navigation, changement complet de registre : du près, de la navigation à soigner, puis une longue transition qui devait ralentir les bateaux une heure ou deux et les aura finalement retenus près d’une dizaine d’heures dans les petits airs. Ensuite, il a fallu repartir, retrouver immédiatement les bons réglages, gérer les passages délicats de la pointe Bretagne et rester lucide alors que les organismes commençaient sérieusement à réclamer du repos. « Il n’y a pas eu de temps mort. On a eu quasiment toutes les conditions, pas de vent extrêmement fort, mais suffisamment pour bien se faire secouer, avec pas mal de mer. On s’est fait mal pour aller la chercher, celle-là ! », résume Louise Comont. Robinson Pozzoli ne dit pas autre chose : « On est deux, mais ce n’est pas pour ça qu’on dort beaucoup plus ! En revanche, la vie est quand même plus agréable quand il faut tenir les écoutes ou sortir les sacs de voiles. On termine bien cramés. » Même constat chez Noé Ackermann et Louise Duval (981 – Naviguer Large – Amipi), troisièmes en Série après un dernier acte où leur podium est longtemps resté en balance. « Il y a vraiment eu de tout. La descente vers l’île d’Yeu, c’était royal. Ensuite, la molle a été plus longue que prévu et ça a été dur. Et quand on pensait enfin être bien, le dernier portant vers la baie a encore remis les cartes à zéro. On a eu un bon coup de chaud ! » Leur choix à l’approche de la pointe Bretagne s’est révélé déterminant. Tandis que certains tentaient de se glisser dans les cailloux au passage de Sein, Ackermann et Duval ont choisi de contourner davantage. « On savait qu’il y aurait du jeu à cet endroit. En faisant le tour, on est moins rentrés dans la baie d’Audierne, on a touché la pression plus tôt et ça nous a permis de ressortir deuxièmes de cette séquence. Ça s’est joué jusqu’à la fin, alors ce podium fait vraiment plaisir. » De la grande glisse à la patience, de la vitesse pure au placement, des longues heures de vent asthmatique aux derniers empannages de marquage dans la baie de Concarneau, les 310 milles auront ainsi balayé une bonne partie de la palette du Mini 6.50. Et surtout entretenu le doute jusqu’au bout. 

 

 


 


 

DUO CONCARNEAU : du grand galop au petit trot

 

Depuis qu’ils ont quitté Concarneau jeudi en début d’après-midi, les 46 duos de la 6e Duo Concarneau ont déjà connu plusieurs courses en une. Après avoir débordé La Voleuse, ils ont d’abord dévalé à vitesse grand V vers le parc éolien de l’île d’Yeu, portés par un flux musclé qui a offert quelques pointes spectaculaires. « On a vu quelques concurrents à plus de 18 nœuds sur certains pointages. Ils ont dû se régaler, ça donnait envie d’y être ! », sourit Julien Letissier, adjoint à la direction de course aux côtés d’Annabelle Moreau. Une cavalcade particulièrement grisante pour le foiler 1044 – Brets – Le Don de Sang de Matéo Lavauzelle et Elouarn Barnaud, avant un changement radical de décor. Une fois la zone interdite à la navigation contournée, la flotte a entamé sa remontée au près, chacun s’appliquant à ciseler sa trajectoire. Puis, tôt ce vendredi, quelqu’un a progressivement baissé le curseur. Et beaucoup plus longtemps qu’annoncé.

Là où les routages entrevoyaient encore hier un ralentissement d’une heure ou deux, les Mini 6.50 ont passé près d’une dizaine d’heures à batailler dans des airs faméliques. « La remontée a été bien plus lente que ce que donnaient les fichiers. Les premiers ont ralenti dès ce matin et sont restés quasiment à l’arrêt pendant de longues heures », détaille Julien Letissier. Il a fallu patienter jusqu’aux environs de 15 heures, cet après-midi, pour voir enfin les bateaux de tête reprendre de la vitesse. « Ça y est, ils ont redémarré. Le vent va s’établir à l’ouest, puis à l’ouest sud-ouest, et ils vont passer du près au travers. On devrait retrouver des vitesses moyennes autour de 7, 8, 9 nœuds jusqu’à Pierres Vertes. » Avec, désormais, des trajectoires plus tendues et une route qui devrait mener presque directement la flotte vers la pointe bretonne.

Ce long coup de frein n’est toutefois pas sans conséquence : il décale le passage du Raz de Sein, où quelques heures peuvent peser lourd. « Même avec de tout petits coefficients, la différence entre avoir le courant avec soi ou contre soi reste importante. Les timings d’hier étaient tout juste favorables. Maintenant, on risque d’avoir de vrais passages à niveau », prévient l’adjoint à la direction de course. Les premiers sont attendus aux Pierres Vertes autour de 5 h 30, demain samedi. Ils remettront ensuite le cap vers Penmarch au travers avant de basculer au portant, avec des empannages jusqu’à Concarneau. Si le scénario tient, la tête de flotte pourrait couper la ligne vers 14 heures. Mais « plus ça traînera, moins il y aura de vent », rappelle Julien Letissier, alors que la dorsale continue de gonfler dans le golfe de Gascogne.

Sportivement, les attendus répondent présents. En Proto, Koki Sawada et Hajime Kokumai (1048 – DMG MORI Sailing Academy 2) mènent devant Robinson Pozzoli et Eléanore Delbecq Charrier (1026 – Uoum), puis Lionel Zürcher et Thaïs Le Cam (1068 – Penelope Pussycat). Juste derrière, Naho Takahara et Paul Cousin (998 – Seven x Seven) font mieux que dominer les Série : ils viennent chatouiller les Proto. Louise Comont et Joseph Cloarec (994 – Mini Fifty Fifty) occupent la deuxième place de leur catégorie devant Ronan Jézégou et Hervé Corlay (1119 – Irish Express). Deux équipages ont en revanche dû renoncer : Alexandre Boulier et Laurie Fabre (1040 – Phénix), après une grosse entorse avec arrachement osseux du skipper, et Thomas Radisic et Xavier Lagresle (590 – Toupiti), après l’explosion d’un spi et la casse du bout-dehors. Pour les autres, après le sprint et la pétole, reste désormais à négocier le courant. Et à retrouver le bon tapis roulant.

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jeudi 17 septembre 2026

DUO CONCARNEAU : le ton est donné

 

Après un léger retard puis une première tentative interrompue par un rappel général, les 46 duos de la 6e édition de la Duo Concarneau ont finalement pu lâcher les chevaux vers 14 h 20 ce jeudi, au passage d’une perturbation et dans une baie balayée par un vent déjà bien établi. « On avait 17-18 nœuds, avec des claques à 22-23. C’était un beau départ ! », résume Julien Letissier, adjoint à la Direction de course aux côtés d’Annabelle Moreau. Dans cette mise en jambes tonique, Ronan Jézégou et Hervé Corlay (1119 – Irish Express), tout comme Louise Comont et Joseph Cloarec (994 – Mini Fifty Fifty), ont particulièrement bien jailli en Série. Côté Proto, Koki Sawada et Hajime Kokumai (1048 – DMG MORI Sailing Academy 2) et Matéo Lavauzelle et Elouan Barnaud (1044 – Brets – Le Don de Sang) se sont eux aussi rapidement portés aux avant-postes. Un peu trop pressés d’en découdre, Lionel Zürcher et Thaïs Le Cam (1068 – Penelope Pussycat) ont, eux, écopé d’une pénalité. Une fois La Voleuse laissée dans leur sillage, tous ont pu allonger la foulée vers l’île d’Yeu. « Jusqu’au parc éolien, ça va aller vite, très vite même. Les plus rapides pourraient tenir autour de 14-15 nœuds de moyenne. Ça va débouler plein gaz au portant ! » Les premiers devraient atteindre la fameuse zone interdite aux alentours de 22 heures ce soir, et son contournement marquera un sérieux changement de tempo. Il faudra alors remettre le nez au vent et commencer à cogiter. Jusqu’aux Pierres Vertes, à l’ouest de Molène, le terrain offre en effet une belle liberté aux marins. « Il y a simplement une marque à respecter au niveau de Penmarch. Ensuite, notamment dans le Raz de Sein, le terrain est complètement ouvert. Il faudra être précis dans la navigation : il y aura des coups à tenter et certainement des trajectoires très différentes. » Un sacré morceau, donc, avec toutefois un courant qui devrait permettre à l’essentiel de la flotte d’aborder la zone dans une fenêtre favorable. Restera à choisir où poser ses étraves et à composer avec une pression appelée à faiblir au fil de la journée, demain vendredi. « Ce ne sera pas un grand bord tout droit. Il y aura des virements, des options à prendre. Franchement, ça va être super intéressant ! » La brise devrait ensuite reprendre quelques tours en fin de journée pour s’établir autour de 10-12 nœuds, de quoi redonner du rythme à la progression des bateaux de tête sans pour autant figer le jeu. Les premiers sont attendus à Concarneau samedi autour de 9-10 heures. Derrière, l’histoire pourrait se compliquer sérieusement. Ceux qui auront concédé du terrain risquent de voir le vent leur échapper à nouveau et l’élastique s’étirer rapidement. « Plus ils seront en retard, plus ils vont ralentir. Selon les derniers routages, la deuxième partie de flotte risque, de fait, de se faire rattraper par la molle. » Les arrivées pourraient ainsi se prolonger jusqu’à dimanche. D’ici là, il y aura eu de la vitesse, du près, des choix à assumer et sans doute quelques écarts à créer ou à combler. De quoi tenir le match sous tension en Proto comme en Série jusqu’au retour dans la Ville Bleue.


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